Le monde est sélectif dans sa vision. Il ne voit que ce qu’il veut voir. Il choisit de rester aveugle aux situations les plus étonnantes tout en restant calme. Il crée aussi un battage publicitaire sur les banalités et s’en vante. Il utilise sa discrétion pour utiliser sa sagesse.

Pourquoi le monde devrait-il être trop sage,

En comptant toutes nos larmes et nos soupirs ?

Les lignes citées ci-dessus mettent en lumière le fait que le monde n’a pas besoin d’être informé du sort et de la misère des esclaves de l’époque. La douleur extrême qu’ils ressentaient n’avait pas besoin d’une mention spéciale. Elle a parlé d’elle-même. L’ampleur des souffrances était grande. Mais les remarquer et prendre soin d’eux était loin d’être vrai. Ils ont été laissés à leur sort, sans surveillance, laissés à souffrir à l’extrême, seuls pendant des siècles, sans que personne ne mette fin à la douleur.

Non, qu’ils ne nous voient que pendant qu’ils nous voient.

On porte le masque.

Les deux dernières lignes de la deuxième strophe sont à nouveau explicites. Le poète dit que si le monde est apparemment aveugle aux conditions traumatisantes des Noirs, qu’ils continuent à le faire. Qu’ils ne voient pas les vraies souffrances qu’ils vivent. Qu’ils voient plutôt les visages  » masqués  » des Noirs où ils sourient et créent l’idée qu’ils sont heureux et joyeux. Ces lignes suggèrent donc l’intention moqueuse du poète. Il se moque du monde pour rester les yeux bandés alors que les Noirs souffrent sans se plaindre, dans le silence et la tromperie.

Stanza-3 : signifiant

Nous sourions, mais, ô grand Christ, nos cris

Des âmes torturées se lèvent vers toi.

Nous chantons, mais oh l’argile est vile

Sous nos pieds, et sur une longue distance ;

Mais laissons le monde en rêver autrement,

On porte le masque !

Nous ne sommes que des marionnettes aux mains du Tout-Puissant. Nous faisons ce que nous sommes destinés à faire. Dieu est notre Créateur, Il est notre Sauveur. Nous pouvons poser beaucoup de choses différentes au monde, mais nous ne pouvons rien cacher au divin. Dans les deux premières lignes de la troisième strophe, le poète amplifie cette pensée.

Nous sourions, mais, ô grand Christ, nos cris

Des âmes torturées se lèvent vers toi.

Les esclaves avaient toujours le sourire aux lèvres. Ils semblaient satisfaits et satisfaits de leur état d’esclavage, de leur existence fatidique. Ils ont trompé le monde sur leurs vrais sentiments en souriant en tout temps. Mais à la fin de la journée, quand ils ont prié le Seigneur, ils savent que Lui seul peut voir leurs larmes derrière le sourire. Ces déchirures étaient le résultat d’une angoisse et d’une détresse profondes auxquelles ils étaient soumis. Le mot  » âmes torturées  » proclamait leur état de souffrance profonde. Ils racontent au Seigneur les hostilités dont ils souffrent, parce qu’Il est leur seul confident. Ils croient ardemment que c’est le Seigneur seul qui peut sympathiser avec eux et améliorer leurs conditions misérables.

Nous chantons, mais oh l’argile est vile

Sous nos pieds, et sur une longue distance ;

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