There are no breaking news at the moment

Le sarcasme n’est pas encore terminé ! Le poète décrit que ces esclaves souffrants ne sourient pas seulement dans la douleur, mais chantent aussi. Comme mentionné dans la section précédente de cet article, les esclaves africains avaient l’habitude de chanter des chansons et des comptines, juste pour garder les esprits en l’air et continuer leur vie de pauvres.

Le mot’argile’ fait peut-être référence au monde, à la terre, à notre maison. Le mot « vil » fait référence à quelque chose de laid et de mauvais. Cela signifie que le monde, leur habitat lui-même est laid. Le mot  » mile  » fait référence aux longues périodes de temps qui doivent encore s’écouler. Les temps de changement pour l’amélioration ne sont pas encore arrivés qui pourraient les libérer de leur agonie.

Mais laissons le monde en rêver autrement,

On porte le masque !

Cela dit, le poète revient à la phase initiale, c’est-à-dire continuer à porter le masque du bonheur et du sourire, pour que le monde ne s’aperçoive pas de leurs souffrances et se croie vraiment heureux, ce qui est en réalité une totale antithèse de la réalité. C’est ainsi que l’on parle de porter le masque une fois de plus.

Thème

C’est plus facile de faire connaître au monde le bonheur. C’est un art de simuler le bonheur dans les moments difficiles. Le thème central du poème est de parler des temps turbulents et des atrocités infligées aux Noirs par les Blancs. Mais, cédant à leurs conditions, ils ont accepté les choses telles qu’elles étaient sans scrupules. Ainsi, le poème met en évidence le mécanisme adopté par les esclaves pour faire face à leur état de servitude. Le mécanisme étant un masque pour cacher l’amère vérité au monde déjà aveuglé. Le ton utilisé dans la description est certainement sarcastique et mélancolique. Sarcastique face à l’indifférence du monde et mélancolique face à la triste situation. Il a très bien utilisé le concept d’inférences symboliques, dans son utilisation du  » masque  » comme symbole de la réalité scénarisée.

D’une manière plus générale, le poème fait état de l’impact des souffrances infligées à la minorité en raison de la division raciale. Ce poème a peut-être été écrit à la lumière des souffrances des Noirs africains, mais pouvons-nous aujourd’hui nous sauver de l’ombre de ces paradoxes sociaux. Pendant son internement à Robben Island, l’ancien président sud-africain et lauréat du prix Nobel Nelson Mandela a déclaré que c’était  » Invictus  » qui l’avait inspiré et l’avait maintenu en vie pendant toutes ces années d’emprisonnement et de souffrance. Il est stupéfiant de penser à quel point la poésie peut inspirer de grands leaders, fidèles à l’adage selon lequel les mots peuvent faire ou défaire une personne.

Chaque fois que je pense au poème’Invictus’, je me rappelle la citation du film’Dead Poets Society’ où le personnage de Robin Williams, John Keating, dit : Peu importe ce que l’on vous dit, les mots et les idées peuvent changer le monde. Cette poésie est la preuve que cette citation est un axiome, et illustre le pouvoir des mots.

La poésie est l’une des plus belles formes d’expression qui peut inspirer, réjouir, briser, fondre et toucher notre cœur. La poésie peut inspirer à briser les chaînes de la misère dans nos esprits et à surmonter notre propre pensée de succomber au destin. Et cette même pensée a été magnifiquement résumée en mots par le poète anglais William Ernest Henley. Cette belle pièce de poésie ressemble à ceci.

INVICTUS

De la nuit qui me couvre,

Noir comme la fosse d’un poteau à l’autre,

Je remercie les dieux, quels qu’ils soient.

Pour mon âme invaincue.

Dans l’emprise des circonstances

Je n’ai pas grimacé ni pleuré à haute voix.

Sous les coups du hasard

Ma tête est ensanglantée, mais non courbée.

Au-delà de ce lieu de colère et de larmes

Les métiers à tisser mais l’Horreur de l’ombre,

Et pourtant, la menace des années

Trouve, et trouvera, moi sans peur.

Peu importe à quel point la porte est étroite,

Comme le parchemin est chargé de punitions,

Je suis le maître de mon destin :

Je suis le capitaine de mon âme.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*