Dans un trou dans le sol vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou sale, sale et humide, rempli de vers et d’une odeur nauséabonde, ni un trou sec, nu et sablonneux où il n’y avait rien pour s’asseoir ou manger : c’était un hobbit-trou, et cela signifie confort.

– J. R. R. R. Tolkien, Le Hobbit, 1937

L’exposition du Hobbit dure presque deux pages jusqu’au matin où Bilbo Baggins, le hobbit, rencontre Gandalf, le sorcier. Dans les deux premières phrases, Tolkien établit la différence entre les autres hobbits et Bilbo. La description de Bilbo, de sa maison et de ses ancêtres suit. Cela donne aux lecteurs une bonne idée de Bilbo et du genre de vie qu’il a vécu jusqu’au jour où il a rencontré Gandalf. Un indice de l’aventure imminente peut être vu à la fin de l’exposition, « Il est probable que Bilbo, son fils unique, bien qu’il ressemblait et se comportait exactement comme une deuxième édition de son solide et confortable père, a eu quelque chose d’un peu bizarre dans son maquillage du côté Took, quelque chose qui attendait seulement une chance pour sortir. La chance n’est jamais arrivée, jusqu’à ce que Bilbo Baggins ait grandi, âgé d’une cinquantaine d’années, et vivant dans le magnifique trou de hobbit construit par son père, que je viens de vous décrire, jusqu’à ce qu’il se soit apparemment installé de façon inamovible. » Dans ces phrases, Tolkien indique intelligemment que la vie mondaine de Bilbo était sur le point de changer.

La façon dont ces documents ont été placés dans l’ordre sera rendue manifeste dans leur lecture. Toutes les questions inutiles ont été éliminées, de sorte qu’une histoire presque en désaccord avec les possibilités des croyances d’aujourd’hui peut se présenter comme un simple fait. Il n’y a partout aucune déclaration de choses passées où la mémoire peut errer, car tous les documents choisis sont exactement contemporains, donnés du point de vue et dans les limites des connaissances de ceux qui les ont faits.

– Bram Stoker, Dracula, 1897

Bram Stoker choisit une méthode différente pour présenter l’histoire. Il place une petite épigraphe au début du roman, ce qui explique la structure du roman. Le roman est composé de journaux personnels, de journaux intimes, de lettres, de déclarations, etc. de plusieurs auteurs. Il insiste sur le fait que tout ce que les lecteurs liront dans le roman est de l’histoire. Cela incite les lecteurs à prendre l’histoire au sérieux.

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